Quel président pour la Côte d’Ivoire ? |
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| Écrit par bony | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 24-06-2009 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Le Mozambique et la Sierra Leone , nous enseignent que la guerre est certes une tragédie, mais pas une fatalité, on peut se relever d’une guerre le visage ensanglanté mais vivant pour s’accrocher à la démocratie comme planche de salut dans les flots déchaînés de la barbarie pour se reconstruire.
Le Nicaragua en Amérique latine nous enseigne, qu’en de pareille situation il faut refuser le rafistolage et les solutions octroyées de l’extérieur. C’est en jouant honnêtement la carte de la vérité des urnes comme l’avait fait le chef Sandiniste, Daniel José Ortega, qu’on consolide la démocratie chez soit.
C’est en se rendant au domicile de son adversaire, Violetta Barrios de Chamorro, le matin du 26 février 1990, pour l’embrasser la féliciter et reconnaître sa défaite qu’il a permis à la démocratie de prendre durablement racine dans son pays en instaurant désormais l’alternance par les urnes et non par le fusil. L’image du perdant et du vainqueur en larme tous les deux, reste pour nous les utopistes du tiers monde, le plus beau cadeau pour la reconstruction d’un Nicaragua libre et démocratique en Amérique latine.
Nous souhaitons sincèrement que les voies suivies par les autres nous servent de leçons en Côte d’Ivoire afin que l’amour du pays, la transparence, le fair-play et la vérité des urnes nous aident à sortir de cette calamité, source d’un énorme gâchis, de vies humaines, de talents, de richesses et d’une véritable régression de la Côte d’Ivoire, notre pays.
II De la faillite du pouvoir politique, parlons en
La plus grande faillite de ce pays vient du pouvoir et de la manière dont-il a été exercé en Côte d’Ivoire de 1960 à nos jours. Ce n’est donc pas une malédiction, c’est l’expression du pouvoir livré à lui-même, qui ne s’exerce, ne s’affirme et ne s’accroît qu’a condition de ne pas voir, d’ignorer de nier et de méconnaître ce qui doit être gouverné, le pays, les hommes et les choses et la vie.
Voilà les vrais origines du fiasco collectif d’un pays qui avait tout pour réussir et qui au prix d’un reniement de soit a choisi le chemin des chimères étatiques, du mensonge, de la violence, de la combine mafieuse, du tribalisme et de l’ethnisme pour finalement s’enfermer dans un marécage dans lequel il a perdu son âme.
C’est dans ce sens que la politique doit désormais réhabilité la vie et le bien être de tous les ivoiriens. La politique n’est pas seulement la vie en commun comme dans une ruche d’abeilles, c’est aussi par les interactions quotidiennes pour parvenir à construire un vrais réseau de secours mutuels entre toutes les composantes de la nation.
III - Des élections transparentes et justes
Dans une Compétition électorale, il y a toujours de nombreux candidats au départ et surtout un seul à l’arrivée. Tous les candidats au départ croient en leurs propres chances de succès. Ils cherchent à séduire les électeurs, soit avec un programme, soit avec des promesses de disponibilité et d’attention particulière pour telle ou telles régions.
Dans le cas de la Côte d’Ivoire, tous les ivoiriens veulent des élections justes dans un scrutin transparent. Pour que le vainqueur soit véritablement le président de tous les ivoiriens. C’est celui qui pourra réunir autour de lui et par son programme le plus grand nombre d’ivoiriens qui sera le dirigeant de la Côte d’Ivoire.
Il aura pour mission de sortir le pays de cette atmosphère de fin du monde en aidant la Côte d’ivoire à se relever, à enterrer ses morts, à panser ses plaies et à réapprendre à marcher en évitant cette fois les pièges d’hier. Le retour en arrière pour un autre commencement, est une idée et un horizon qui s’inscrit dans la nature des hommes et des affaires humaines.
Nous faisons remarquer au prochain président ivoirien, qu’il y a en politique des jeux qui sont des obstacles à la paix, au progrès et au développement. Ils appartiennent au vaste domaine des aberrations. L’ivoirité dans ce sens fut un concept maudit et aberrant sortie tout droit du cerveau malade d’un politicien qui n’avait pas compris qu’un pays ne peu pas renier une partie de sa propre population, sans s’affaiblir et se renier lui-même.
La plus grande tâche du nouveau président ivoirien sera d’être vigilant pour que l’Etat qui est aussi l’espérance collectif du bien être des ivoiriens, puisse organiser la pratique du pouvoir au quotidien, pour surveiller et circonscrire toutes les manifestations dissonantes ou dysfonctionnements par rapport à la rationalité moderne que le bon sens et le progrès humain exigent de nous. IV - Exigences des électeurs dans l’isoloir
Dans une compétition électorale, les candidats font souvent leur programme et utilisent tous les moyens de communication pour faire connaître leurs idées, leurs projets et leurs ambitions. Il ne se demandent pas ce que veulent les électeurs.
L’échec retentissant en France, de Lionel Jospin au soir du 21 avril 2002, nous montre qu’en politique rien n’est écrit à l’avance qu’il faut parfois sonder l’âme des électeurs pour comprendre leurs exigences, pour ne pas passer à côté de l’essentiel dans une compétition électorale. Dans ce cas précis nous disons en Côte d’Ivoire que :
1) – l’ethnie du président ne va pas jouer un rôle important dans le prochain scrutin, car le vote des seuls baoulés sera insuffisant à l’ancien président, Henri Konan Bedié, pour revenir au pouvoir, de même que le vote de tous les mandés ne pourra pas porter notre frère le Dr Allassane Dramane Ouattara, au pouvoir. De même également que le vote de tous nos parents bétés ne pourra pas réélire le Pr. Laurent Gbagbo à la présidence de la Côte d’Ivoire.
2) Il faut donc dire à tous ceux qui ont leur ethnie comme refuge qu’ils font fausse route en allant vers une impasse qui plaide pour la revanche des ethnies, des tribus et des clans. C’est une voie d’aveuglement qu’il faut dénoncer, car ce serait un bond en arrière en consacrant un état de fait inacceptable pour l’avenir commun.
3) Le prochain président de la Côte d’Ivoire doit être un homme intègre, qui n’est pas porté sur l’argent, l’alcool, les belles voitures, les femmes, le luxe et la jouissance des plaisirs éphémères de la vie. Une telle personne n’a rien à avoir avec la réalité quotidienne des ivoiriens.
4) Il doit être profondément attaché à l’intérêt national. Profondément jaloux de La souveraineté de la Côte d’Ivoire et l’indépendance de l’Etat nation que nous avons hérité de l’occupation coloniale ces deux choses ne sont pas négociable et ne doivent faire l’objet d’aucun marchandage.
5) Rien ne doit plus être au dessus de l’intérêt de la nation ivoirienne. Celui qui pense être président de la Côte d’Ivoire pour mettre notre pays à la remorque d’une puissance étrangère, se trompe d’époque. Les ivoiriens refusent de voir leur pays à plat ventre devant un autre pays. quel sens doivent-ils donner aujourd’hui aux intérêts d’un autre pays qui sont placés au dessus de leurs propres intérêts dans leur propre pays ? c’est une aberration inacceptable à l’heure de la mondialisation et de la réalité marchande qui régie les relations entre Etat.
A) De même tous les contrats qui ne feront pas l’objet d’un appel d’offre seront dénoncés par la rue qui est aujourd’hui un instrument de pression et de régulation de la démocratie quand toutes les autres voies sont en faillites.
B) Le massacre des ivoiriens de toutes tendances devant l’hôtel ivoire en novembre 2004, par l’armée française est la preuve du refus de l’aplatissement des ivoiriens devant une puissance tiers.
C) Les intérêts d’une puissance étrangère ne peuvent pas être plus importante que le dénuement, la solitude, la soif de progrès, la souffrance et la nuit de honte du peuple ivoirien qui à vécu dans sa chair l’humiliation d’une guerre par procuration imposée par les pantins locaux et les intérêts étrangers voisins et extra africains.
Le prochain président doit s’attaquer frontalement au problème de la sécurité, les frontières. La Côte d’Ivoire ne doit plus avoir des frontières passoires. La Côte d’Ivoire ne dois plus être le paradis des voleurs, des cambrioleurs, des braqueurs et autres coupeurs de routes qui célèbrent presque au champagne l’impunité dont ils jouissent devant le citoyen ivoirien médusé qui croit naïvement que la République peut le protéger, s’il est honnête et travaille durement pour gagner sa vie.
Pour cela il faut instaurer une police, une gendarmerie, une douane et une armée républicaine capable de prendre l’intérêt du citoyen ivoirien en compte. Cette police civique doublé d’une armée ayant le sens de l’honneur, renforcera la sécurité intérieur et garantira nos frontières.
Dans le but de faire en sorte que la Côte d’Ivoire ne soit être plus le pays où le lieu que tous ceux qui ont un venin à cracher peuvent y aller le faire en toute impunité. Il faut donner à notre pays des forces de l’ordre au service du citoyen, loin du racket de la combine et du tripatouillage quotidien, tel doit être le nouvel leitmotiv des forces de l’ordre et de sécurité de l’Etat ivoirien qui renaîtra de cette guerre.
Il faut dans cet esprit remettre la justice au service du citoyen ivoirien en débarrassant notre appareille judiciaire des magistrats et d’auxiliaires véreux, qui ont ternis par leur comportement l’image de la justice en brisant la confiance naturelle qui la relie au justiciable ivoirien. 6) Le prochain président ivoirien doit mettre immédiatement les ivoiriens au travail en commençant par le ramassage des ordures ménagères, qui pourrissent aujourd’hui dans les rues en exposant nos populations à des maladies et des épidémies d’un autre âge.
7) Nous sommes tous dégoûtés par le fonctionnaire ivoirien qui arrive à 10h00 au travail et qui à 11h00 quitte le bureau pour aller assister à sa course de PMU. Moraliser la vie publique en faisant du respect de notre service public un impératif de proximité à l’écoute du citoyen et surtout qui renforce le progrès social et démocratique.
8) Le payement des pensions des retraités qui sont de plus en plus nombreux et qui par la faute d’une planification du système des retraites, nous amène à constater que notre pays fait des serviteurs de son administration des malheureux dans leurs vieux jours. L’idée que les retraités qui se trouvent à Bouna, à Odienné, à Touba, à Bongouanou ou à Man doivent venir au trésor à Abidjan pour toucher leur pension est ridicule et indécent pour ceux qui ont servis la nation dans sa marche quotidienne.
9) Pourquoi ne pas faire un virement sur le compte bancaire du retraité ? la réponse est simple, cela permet à l’administration indélicate de s’approprier cette pension en cas de décès. Voilà comment l’Etat indigne est tombé plus bas que la terre qui nous porte.
V - Sur le plan économique
Nous souhaitons qu’une commission nationale de recouvrement des impôts de l’Etat puisse voir le jour après cette sale guerre afin que dans cette période difficile, les personnes physiques et morales qui doivent des arriérés d’impôts à l’Etat puissent avoir des facilités leurs permettant de s’en acquitter dans les meilleurs délais afin de permettre au gouvernement de reconstruction nationale qui succédera a celui de réconciliation nationale d’assurer la continuité financière de l’Etat.
Qu’un dialogue intérieur soit engagé avec les opérateurs économiques afin de fixer les nouvelles règles du jeu économique et financier. La Côte d’Ivoire nouvelle ne doit plus ressembler à celle d’hier fait de prébendes, de favoritismes et de corruption généralisée.
Que des négociations s’engagent le plus rapidement possible avec les partenaires financiers extérieurs en vue de les rassurer sur les intentions et les orientations économiques du gouvernement ivoirien qui sortira de la légitimité démocratique des urnes. La nouvelle Côte d’Ivoire que nous appelons de tous nos voeux, ne doit plus rester un pays de matières premières, mais celui des services et de la transformation en produits manufacturés. Elles ne doit plus continuer à réserver ses meilleures terres à la culture du café, du cacao, du coton, de l’hévéa, du palmier à huile etc. Alors qu’elle se trouve de plus en plus dans l’incapacité d’assurer ses propres besoins en produits vivriers.
Cette situation de dépendance a consacré les précédents gouvernements ivoiriens dans le rôle centralisateur de conduite d’un développement économique dont les règles sont imposées de l’extérieur. Cela d’ailleurs est valable pour tous les autres pays africains, Ils n’ont, en effet, aucune emprise sur les matières premières qu’ils exportent ni à fortiori sur ceux des produits manufacturés qu’ils importent.
Ainsi la fonction gouvernementale en Côte d’Ivoire a été réduite à celle d’intermédiaires avec tous les avantages associés (commissions juteuses fournies par des entreprises et des Etats étrangers, corruption, gabegie, prédation, népotisme etc.) les postes de directions étaient alors la proie de clans organisés dont l’absence de culture de gestion n’est pas la seule incurie. C’est ce contexte qui explique la faillite économique et politique de la Côte d’Ivoire aujourd’hui sous ajustement structurel de la Banque mondiale et du F.M.I.
Face à une telle situation, la panacée prescrite par les organismes de financement et des pays industrialisés est et demeure le désengagement de l’Etat et la privatisation des entreprises publiques. Seulement, en absence d’épargne intérieure les nouvelles entreprises privatisées tomberont dans l’escarcelle des puissances tutrices. Il apparaît alors que les solutions proposées ne mettent pas en cause l’extraversion et la dépendance multiforme de économie ivoirienne.
C’est dans ce sens que les ivoiriens que nous sommes proposons au nouveau président :
- une baisse sensible des droits de douane afin de favoriser la consommation intérieure, le commerce intérieur et la compétitivité du marché ivoirien. - la clarification de la situation des entreprises privatisées dont certains en situation de monopole, font la pluie et le beau temps en Côte d’Ivoire allant jusqu’à s’ingérer dans les choix politiques des ivoiriens.
- Nous demandons aux autorités ivoiriennes de briser ces monopoles à l’expiration des contrats de cessions qui le plus souvent ont été concédés dans une opacité totale dans le cadre d’un contrat de gré à gré sans appel d’offre. Cela est absolument inadmissible à l’heure de la mondialisation et de la libre compétitivité économique.
La privatisation de l’eau, de l’électricité et du téléphone en Côte d’Ivoire, au cours de laquelle on retrouve la même multinationale mérite une attention particulière surtout si l’on sait que cette multinationale à travers une société d’investissement et de participation crée en partenariat avec des personnalités très en vue des précédents régimes convoite d’autres entreprises d’Etat en instance de privatisation.
VI - Sur le plan social et culturel
La côte d’ivoire doit faire en sorte que nos dispensaires dans la brousse la plus reculée soient pourvues en médicaments pour qu’on ne traîne pas la victime d’une morsure de serpent ou de scorpion à 50 voir 100 km de son lieu d’habitation. Que nos femmes et nos sœurs n’effectuent plus 40 à 80 km pour trouver une maternité pour un accouchement. Il faut finalement rendre effectif cette assurance maladie universelle pour tous les ivoiriens, quelque soit le gouvernement qui sortira des urnes.
Avoir aussi chez nous des routes praticables en toutes saisons afin de relier nos grands centres urbains à nos valeureuses régions de production qui par la faute d’un aménagement du territoire adapté à notre temps, voient le produit de leur labeur et nos denrées comme l’igname, la banane, le tarot et le manioc pourrir en brousse par la faute de routes non praticables, créant des situations de pénurie alimentaire alors que leurs productions peuvent valablement couvrir nos besoins.
L’une des conséquences de la crise est le sinistre qui s’est abattu sur notre système scolaire et universitaire. Notre école dans la perspective d’un redressement doit pouvoir désormais satisfaire trois objectifs : formation générale, formation à l’emploi, formation du caractère.
Elle doit pouvoir mettre le jeune ivoirien qui en sort en relation avec un réseau économique pouvant le porter individuellement ou l’aider à se réaliser dans une coopérative de production. Nous attirons l’attention des futurs autorités ivoiriennes dès les premières minutes de leur installation. De mettre un accent particulier sur la science.
Ce n’est un secret pour personne, car les peuples qui se développent aujourd’hui sont ceux qui privilégient la recherche scientifique et ses applications. La Côte d’Ivoire nouvelle qui sortira des urnes devra prendre à cœur cette orientation pour créer un réseau de chercheur éprouvés dans le domaine des besoins essentiels de notre pays la Côte d’Ivoire.
C’est justement ici que la coopération internationale devra être utilisée judicieusement tant au plan des ressources que dans la mise en rapport avec les structures performantes. C’est en observant ce qui se fait de mieux chez les autres que nous demandons à nos futurs gouvernants de s’engager dans cette vision de la formation et de l’utilisation des ressources humaines. Il faudrait dans ce sens agir efficacement pour sortir l’école ivoirienne de la faillite actuelle.
VII - La réorientation de l’Agriculture ivoirienne
La dépendance croissante vis à vis des importations de denrées alimentaires comme le riz qui sous d’autres administrations furent confiés à des proches du président de la République , et ont eu comme résultat un drainage des ressources en devises étrangères de la Côte d’Ivoire ce qui crée de sérieuses contraintes au financement du développement économique du pays. - les ivoiriens que nous sommes encourageons le futur gouvernement ivoirien à faire la démonstration d’une forte volonté politique afin d’orienter un volume important de ressources vers l’agriculture et surtout la production de vivriers pour satisfaire la consommation locale et vendre le surplus au marché des pays voisins de la Côte d’Ivoire dans le cadre de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest.
- de mettre en oeuvre des politiques qui inciteront les petits exploitants et les coopératives agricoles à atteindre des niveaux plus élevés de productivité et de conservation de vivriers.
VIII - Conclusion générale
À la classe politique ivoirienne, nous rappelons qu’elle sait mieux que quiconque que l’histoire n’évolue pas sur un rythme régulier, mais par bonds. Notre pays la Côte d’Ivoire se trouve aujourd’hui à un point de transition vers un demain de liberté et de démocratie véritable, après une guerre éprouvante pour notre peuple.
C’est à partir d’actes de courage et de convictions, divers et innombrables que l’histoire humaine a pris forme. Chaque fois qu’un individu défend un idéal, agit pour améliorer le sort des autres, ou se bat contre l’injustice, il diffuse une petite onde d’espoir, et ces ondes, produites par des millions de centres d’énergies et d’audaces différents, forment en se rencontrant un courant capable d’emporter les plus puissants barrages de l’oppression et du refus. Telles furent les conditions de l’avènement de la Démocratie dans notre pays. nous sommes convaincus que tous les partis politiques ivoiriens portent cet idéal.
L’ivoiriens de l’immigration que nous sommes vous rappellent ici que la démocratie, ce n’est pas tenir compte du peuple ; c’est lorsque le peuple compte. Chaque citoyen doit désormais compter :
Telle sera la dernière étape qui devra guider la stratégie éducative des nouveaux dirigeants de la Côte d’Ivoire d’après guerre dans leur rôle pool éthique de prise de décision, pour conduire la reconstruction et la réconciliation nationale.
C’est le lien entre la dimension locale et globale. Malgré les difficultés à prévoir, cela semble le meilleur moyen de juguler la crise politique, économique et sociale que traverse la Côte d’Ivoire et qui résulte en grande partie de la pauvreté croissante d’une grande partie de la population de notre pays.
L’histoire de la Côte d’Ivoire retiendra que dans le dernier trimestre de l’année 2004, qu’un peuple plongé dans la nuit s’accrochait soudain, s’arc-boutait soudain, autour d’un même radeau ou d’une même chaîne, prenait appui sur sa dernière chance de survie et brisait ses liens, se libérait et sortait rayonnant, le visage en larme et en sang, méconnaissable peut-être, mais définitivement vivant.
Ces hommes et ces femmes qui hier encore étaient dans les rues pour exiger le respect de l’indépendance nationale, de la démocratie par les urnes, veulent mettre désormais l’intelligence au centre de leur vie, pour que la lumière de la vérité éclaire les actions du gouvernement de réconciliation et de reconstruction nationale, pour que vive une Côte d’Ivoire de paix dans la justice, une Côte d’Ivoire de liberté de prospérité, de dignité ainsi que de progrès social et démocratique.
C’est dans cet esprit que nous faisons don à tous nos compatriotes et surtout à la classe politique Ivoirienne, des sages paroles de Carlos Fuentes : << Nous ne sommes venus au monde que pour mieux nous connaître, la terre nous est donnée que pour un temps, vivons ensemble, vivons en paix. >> Merci de votre aimable attention.
Dr SERGE-NICOLAS NZI Chercheur en communication Lugano ( SUISSE )
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